La réponse courte : les cinq risques qui touchent réellement les PME en 2026 sont le rançongiciel, l'hameçonnage et le piratage de compte qu'il alimente, les failles non corrigées, les accès distants mal protégés et les erreurs internes. Pour chacun, une protection précise existe et elle est à la portée d'une PME. Article mis à jour le 9 octobre 2026 avec les chiffres 2025.
| Risque | Chiffre 2025 | Protection principale |
|---|---|---|
| 1. Rançongiciel | Présent dans 88 % des violations subies par les PME (Verizon) | Sauvegarde hors ligne testée, EDR |
| 2. Hameçonnage et piratage de compte | Hameçonnage +70 %, piratage de compte +45 % chez les professionnels (Cybermalveillance.gouv.fr) | Double authentification, exercices réguliers |
| 3. Failles non corrigées | 20 % des violations, +34 % en un an (Verizon) | Mises à jour supervisées, équipements de bordure compris |
| 4. Accès distants | Identifiants volés : 22 % des violations (Verizon) | VPN avec double authentification, aucun service exposé |
| 5. Erreurs et menaces internes | Une violation sur deux notifiée à la CNIL n'est pas un piratage (CNIL) | Moindre privilège, revue des accès, sensibilisation |
1. Le rançongiciel : la menace numéro un
Le rançongiciel chiffre vos données et exige une rançon pour les récupérer, souvent après les avoir volées pour une seconde extorsion. En 2025, l'ANSSI a recensé 128 compromissions par rançongiciel en France, les PME, TPE et ETI restant la catégorie la plus touchée, devant les collectivités (11 %) et les établissements de santé (8 %). Le rapport Verizon 2025 relève un rançongiciel dans 44 % de toutes les violations, et dans 88 % de celles subies par les PME. Conséquences : arrêt de l'activité pendant la reconstruction, perte définitive des données s'il n'existe pas de copie hors ligne, rançon médiane de 115 000 dollars pour ceux qui paient.
Protection : sauvegardes 3-2-1 dont une copie hors ligne, testées chaque trimestre ; EDR sur chaque poste et serveur ; plan de reprise écrit. 64 % des victimes refusent désormais de payer selon Verizon : c'est possible quand on peut restaurer.
2. L'hameçonnage et le piratage de compte
Un courriel, un SMS ou un appel imitant une banque, un fournisseur ou un service public, pour voler des identifiants ou faire exécuter un virement. Selon le bilan 2025 de Cybermalveillance.gouv.fr, l'hameçonnage est la première menace tous publics confondus, en hausse de 70 %, nourri par les fuites de données massives de l'année ; chez les professionnels, le piratage de compte est en tête (+45 %) et les fraudes au virement progressent de 170 %, jusque dans la facturation électronique et la paie.
Protection : double authentification partout (Microsoft estime qu'elle bloque plus de 99,9 % des attaques de compromission de compte), filtrage de la messagerie, exercices de faux courriels, et une règle d'or : tout changement de coordonnées bancaires se vérifie par téléphone au numéro déjà connu.
3. Les failles de sécurité non corrigées
Les logiciels et équipements non mis à jour contiennent des vulnérabilités connues, exploitées en masse dès leur publication. Verizon attribue 20 % des violations de 2025 à l'exploitation de vulnérabilités, en hausse de 34 %, surtout sur les équipements de bordure (pare-feu, VPN, routeurs). Les alertes du CERT-FR en donnent l'historique : Microsoft Exchange (2021), Log4j (2021), MOVEit Transfer (2023). Depuis le 14 octobre 2025, Windows 10 ne reçoit plus de correctifs : chaque poste qui y reste est une faille ouverte.
Protection : mises à jour automatiques et vérifiées sur les postes, les serveurs, les pare-feu, les bornes Wi-Fi et les logiciels métier ; remplacement des équipements en fin de support ; supervision des vulnérabilités, comprise dans le forfait infogérance.
4. Les accès distants non sécurisés
Avec le télétravail et les sites multiples, les accès à distance sont partout, et ils sont la première porte d'entrée : les identifiants volés représentent 22 % des violations dans le rapport Verizon 2025. Les erreurs classiques : un bureau à distance (RDP) exposé sur internet, des mots de passe réutilisés, pas de VPN, l'ordinateur personnel d'un salarié connecté au réseau de l'entreprise.
Protection : VPN d'entreprise obligatoire, double authentification sur le VPN et la messagerie, postes gérés par l'entreprise uniquement, gestionnaire de mots de passe, journalisation des connexions. Le détail est dans notre guide pour sécuriser le réseau de son entreprise.
5. Les erreurs et menaces internes
Toutes les violations ne viennent pas d'un pirate. Dans son rapport annuel 2025, la CNIL indique avoir reçu 6 167 notifications de violations de données, un record, et qu'une sur deux environ relève d'un piratage : l'autre moitié a d'autres causes, envoi à un mauvais destinataire, perte de matériel, erreur de manipulation, suppression accidentelle, ou salarié qui emporte des fichiers en partant.
Protection : principe du moindre privilège (chacun n'accède qu'à ce dont il a besoin), revue trimestrielle des comptes et suppression le jour du départ, chiffrement des ordinateurs portables, sauvegardes avec historique pour annuler une suppression, sensibilisation régulière. Et une procédure écrite pour notifier la CNIL dans les 72 heures si des données personnelles sont touchées.
Conclusion : agir maintenant, dans l'ordre
Le baromètre 2025 de Cybermalveillance.gouv.fr résume le paradoxe : 58 % des TPE-PME pensent être bien protégées, 16 % ont subi un incident dans l'année et 80 % ne sont pas préparées ou l'ignorent. La question n'est pas « si » mais « quand ». Un audit informatique mesure où vous en êtes sur ces cinq risques ; notre checklist en 12 mesures donne l'ordre de déploiement ; les protections techniques sont détaillées sur la page cybersécurité.
Questions fréquentes
Les PME sont-elles vraiment ciblées par les pirates ?
Oui, et plus que les grandes entreprises en proportion. Dans son Panorama de la cybermenace 2025, l'ANSSI indique que les PME, TPE et ETI restent la catégorie d'entités la plus touchée par les rançongiciels. Le rapport Verizon 2025 relève un rançongiciel dans 88 % des violations de données subies par les PME, contre 39 % dans les grandes organisations. Les attaques sont automatisées : les pirates ne choisissent pas une cible, ils ramassent ce qui est mal protégé.
Quel budget prévoir pour se protéger ?
Le socle (protection des postes par EDR, double authentification, sauvegarde hors ligne testée, sensibilisation) dépend du nombre de postes et du niveau de suivi ; chez Écureuil Digital, il est compris dans les contrats de maintenance par poste et d'infogérance, dont les tarifs à jour sont sur les pages d'offres. En face : le baromètre 2025 de Cybermalveillance.gouv.fr indique que trois TPE-PME sur quatre dépensent moins de 2 000 € par an en cybersécurité, et Verizon relève une rançon médiane de 115 000 dollars en 2025, hors perte d'activité.
La cyberassurance est-elle utile ?
Elle couvre tout ou partie de la remédiation, de la perte d'exploitation et des frais juridiques, mais les assureurs exigent désormais un niveau de sécurité minimum (EDR, double authentification, sauvegardes testées) et le vérifient en cas de sinistre. Elle ne remplace pas la prévention : elle vient après les cinq protections décrites dans cet article.
Quelle est la menace qui progresse le plus vite ?
Le piratage de compte et les fraudes qui en découlent. Selon le bilan 2025 de Cybermalveillance.gouv.fr, le piratage de compte est devenu la première menace signalée par les professionnels (+45 %), et les fraudes au virement ont progressé de 170 %, en s'étendant à la facturation électronique et à la paie. L'hameçonnage, qui alimente ces piratages, est la première menace tous publics confondus, en hausse de 70 %.
Par quoi commencer si on n'a rien fait ?
Par trois mesures : la double authentification sur la messagerie et les accès distants, une sauvegarde hors ligne testée, et un EDR sur chaque poste. Elles répondent aux risques 1, 2 et 4 de cet article. Notre checklist cybersécurité en 12 mesures donne l'ordre complet.
Nos services associés
Cybersécurité
EDR, double authentification, sauvegardes supervisées : les protections décrites ici.
Audit informatique
Mesurer où vous en êtes sur les cinq risques, par écrit.
Forfait infogérance
Mises à jour, supervision et sauvegardes comprises, pour tenir le niveau dans le temps.
Sauvegarde et PRA
La protection contre le risque numéro un.