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Cybersécurité Publié le 27 avril 2026 · Mis à jour le 9 octobre 2026 · 10 min de lecture

Checklist cybersécurité PME : 12 mesures essentielles

La réponse courte : une PME se protège d'abord avec trois mesures, la double authentification, une sauvegarde hors ligne testée et un EDR sur chaque poste. Les neuf autres mesures de cette checklist se déploient ensuite, sur six mois.

Le constat 2025, en chiffres

En 2025, 16 % des TPE-PME françaises déclarent avoir subi un ou plusieurs incidents de sécurité, mais 58 % pensent bénéficier d'un bon niveau de protection et 80 % ne sont pas préparées à une attaque ou l'ignorent. C'est ce que montre le baromètre national de maturité cyber publié par Cybermalveillance.gouv.fr le 7 octobre 2025, auprès de 588 entreprises de moins de 250 salariés, métropole et Outre-mer compris.

Côté menace, l'ANSSI a traité 3 586 événements de sécurité en 2025 et compté 196 incidents d'exfiltration de données, contre 130 en 2024.

Où en sont les TPE-PME françaises ?

Le même baromètre mesure le taux d'équipement des entreprises de moins de 250 salariés. Les trois premières lignes sont acquises ; le retard se concentre sur les trois suivantes, celles qui bloquent les attaques d'aujourd'hui.

Mesure TPE-PME équipées en 2025 Évolution sur un an
Antivirus 84 % Stable
Sauvegardes 78 % Stable
Pare-feu 69 % Stable
Gestionnaire de mots de passe 46 % +8 points
Double authentification 26 % +6 points
Détection d'attaque (EDR, supervision) 16 % En progression

Source : Cybermalveillance.gouv.fr, baromètre de la maturité cyber des TPE-PME, 2e édition, octobre 2025 (enquête OpinionWay, 588 entreprises).

Les 12 mesures, par ordre de priorité

1

Sauvegarde hors ligne ou immuable, testée (règle 3-2-1)

CRITIQUE

Trois copies de vos données, sur deux supports différents, dont une hors site et hors ligne ou en mode immuable, qu'un rançongiciel ne peut pas chiffrer. Une sauvegarde qu'on n'a jamais restaurée n'est pas une sauvegarde : testez la restauration au moins une fois par trimestre. En 2025, l'ANSSI a recensé 128 compromissions par rançongiciel en France, et les PME, TPE et ETI restent la catégorie la plus touchée.

Source : ANSSI, Panorama de la cybermenace 2025

2

Double authentification sur tous les comptes critiques

CRITIQUE

Microsoft 365 ou Google Workspace, banque en ligne, logiciel métier, accès distants, console de sauvegarde. Microsoft estime que la double authentification bloque plus de 99,9 % des attaques de compromission de compte. Selon Cybermalveillance.gouv.fr, le piratage de compte est la première menace signalée par les professionnels en 2025, en hausse de 45 %.

Source : Microsoft Security, 2019

3

EDR sur tous les postes et serveurs

CRITIQUE

L'EDR (Endpoint Detection and Response) est le successeur de l'antivirus : il surveille les comportements, bloque un chiffrement en cours, isole le poste et garde les traces pour l'enquête. D'après le rapport Verizon 2025, un rançongiciel est présent dans 88 % des violations de données subies par les PME, contre 39 % dans les grandes organisations.

Source : Verizon, Data Breach Investigations Report 2025

4

Mises à jour automatiques et supervisées

ÉLEVÉE

Windows, macOS, navigateurs, logiciels métier, mais aussi pare-feu, routeurs et VPN, souvent oubliés. Verizon relève que l'exploitation de vulnérabilités est le point d'entrée de 20 % des violations en 2025, en hausse de 34 % sur un an, surtout via les équipements en bordure de réseau. Les mises à jour sont gratuites ; ce qui coûte, c'est de vérifier qu'elles sont bien appliquées partout.

Source : Verizon DBIR 2025

5

Sensibilisation au hameçonnage, avec exercices

ÉLEVÉE

L'hameçonnage est la première menace tous publics confondus en 2025, en hausse de 70 % selon Cybermalveillance.gouv.fr, et les fraudes au virement progressent de 170 %. Une présentation annuelle ne suffit pas : des exercices de faux courriels réguliers et une règle simple (tout changement de RIB se vérifie par téléphone au numéro connu) font la différence.

Source : Cybermalveillance.gouv.fr, bilan 2025

6

Mots de passe gérés par un coffre-fort

ÉLEVÉE

Un mot de passe unique et long par service, mémorisé par un gestionnaire (Bitwarden, 1Password, KeePass) et partagé par ce canal, jamais par courriel ni sur un post-it. Le baromètre 2025 de Cybermalveillance.gouv.fr compte 46 % de TPE-PME équipées d'un gestionnaire de mots de passe, en hausse de 8 points.

7

Segmentation du réseau

ÉLEVÉE

Séparer les réseaux : postes de travail, invités, objets connectés, caisses et terminaux de paiement, serveurs. Si un poste invité ou une caméra est compromis, il ne peut pas atteindre le serveur de fichiers. Indispensable dès qu'il y a un Wi-Fi ouvert au public ou des équipements qu'on ne met jamais à jour.

8

Audit annuel de cybersécurité

MOYENNE

Une fois par an, un regard extérieur sur la configuration réelle : comptes dormants, partages trop ouverts, sauvegardes non testées, équipements en fin de vie. Selon le baromètre 2025, 58 % des TPE-PME ne sauraient pas évaluer les conséquences d'une cyberattaque ; l'audit sert d'abord à répondre à cette question.

9

Plan de réponse à incident documenté

MOYENNE

Qui appeler, quoi débrancher, quoi ne pas éteindre, où sont les sauvegardes, qui prévient les clients, dans quel délai notifier la CNIL. Deux pages, imprimées, à jour, testées une fois par an.

10

Inventaire et revue des accès

MOYENNE

Qui a accès à quoi ? Comptes de personnes parties, comptes génériques, accès de fournisseurs et d'anciens prestataires. Verizon note que les tiers sont impliqués dans 30 % des violations en 2025, deux fois plus que l'année précédente. Désactiver tout ce qui ne sert plus, et revoir la liste chaque trimestre.

11

Cyberassurance

MOYENNE

Couverture de la remédiation, de la perte d'exploitation et de l'assistance juridique, à condition d'avoir déjà le socle (double authentification, EDR, sauvegardes testées) que les assureurs vérifient au moment du sinistre.

12

Supervision continue, avec ou sans SOC

MOYENNE

Pour les structures critiques, un SOC (Security Operations Center) surveille le système 24 h sur 24. Pour une PME réunionnaise, une supervision plus légère suffit déjà à repérer un disque qui sature, un antivirus désactivé ou une sauvegarde en échec avant que cela devienne une panne.

L'ordre de déploiement conseillé

Si vous partez de zéro :

  1. Mois 1 : état des lieux, sauvegarde hors ligne testée, double authentification, EDR (les trois mesures critiques).
  2. Mois 2 et 3 : mises à jour supervisées, premier exercice de hameçonnage, gestionnaire de mots de passe.
  3. Mois 4 à 6 : segmentation du réseau, plan de réponse à incident, revue des accès.
  4. Ensuite, chaque année : audit, cyberassurance, supervision renforcée selon la criticité de l'activité.

Qui fait quoi : vous, votre prestataire, le contrat

Les mesures 1 à 4 et 12 sont techniques et récurrentes : elles relèvent d'un contrat de maintenance ou d'infogérance, qui les applique et les vérifie chaque mois. Chez Écureuil Digital, elles sont comprises dans la maintenance par poste et dans le forfait infogérance pour les PME ; la sauvegarde externalisée et le PRA font l'objet d'une offre dédiée. Le détail des mesures de protection est sur la page cybersécurité.

Les mesures 5, 9, 10 et 11 relèvent de la direction : former, décider qui a accès à quoi, écrire le plan, s'assurer. Le baromètre 2025 indique que 39 % des TPE-PME se tournent vers leur prestataire informatique pour s'informer sur la cybersécurité : c'est le bon réflexe, à condition de lui poser des questions précises. Notre guide pour choisir un prestataire informatique à La Réunion en liste sept.

Questions fréquentes

Par où commencer si on n'a rien fait jusqu'à présent ?
Par trois mesures, dans cet ordre : la double authentification sur les boîtes mail et les accès distants, une sauvegarde hors ligne testée, puis un EDR sur chaque poste et serveur. Microsoft estime que la double authentification bloque plus de 99,9 % des attaques de compromission de compte, et le rapport Verizon 2025 relève un rançongiciel dans 88 % des violations subies par les PME : ces trois mesures répondent aux deux menaces les plus fréquentes. Le reste de la checklist se construit ensuite, sur deux à six mois.
Combien coûte la cybersécurité de base pour une PME ?
Selon le baromètre 2025 de Cybermalveillance.gouv.fr, trois TPE-PME sur quatre investissent moins de 2 000 € par an dans la cybersécurité. Le budget dépend du nombre de postes, des outils retenus et du niveau de pilotage souhaité. Chez Écureuil Digital, les mesures essentielles (EDR, double authentification, sauvegarde supervisée) sont comprises dans les contrats de maintenance et d'infogérance ; les tarifs à jour sont sur les pages d'offres. Dans tous les cas, c'est sans commune mesure avec une attaque réussie : la rançon médiane relevée par Verizon en 2025 est de 115 000 dollars, hors perte d'activité et remédiation.
Un antivirus classique suffit-il ?
Non. Un antivirus compare les fichiers à une base de signatures connues. Un EDR (Endpoint Detection and Response) surveille les comportements : chiffrement massif de fichiers, élévation de privilèges, connexions anormales. Il bloque l'action en cours, isole le poste et garde les traces pour comprendre l'intrusion. Le baromètre 2025 de Cybermalveillance.gouv.fr montre que 84 % des TPE-PME ont un antivirus mais que seulement 16 % disposent d'une solution de détection d'attaque.
Faut-il une cyberassurance pour une PME ?
Elle est utile dès que l'activité dépend de l'informatique : elle couvre tout ou partie de la remédiation, de la perte d'exploitation et de l'assistance juridique. Mais les assureurs conditionnent désormais la couverture à un socle de mesures (double authentification, EDR, sauvegardes testées) et vérifient le questionnaire en cas de sinistre. Sans ce socle, la garantie peut être réduite ou refusée. La cyberassurance vient donc après les mesures critiques, jamais à leur place.
Que faire dans les 72 heures après une fuite de données ?
Isoler les équipements touchés sans les éteindre, changer les mots de passe exposés, prévenir votre prestataire et déposer un signalement sur 17Cyber ou Cybermalveillance.gouv.fr. Si des données personnelles sont concernées, le RGPD impose une notification initiale à la CNIL dans un délai de 72 heures après la constatation. En 2025, la CNIL a reçu 6 167 notifications de violations, un record. Un plan de réponse à incident écrit à l'avance évite d'improviser ces étapes sous pression.

Appelez, on décroche.

Audit gratuit de 30 minutes : on compare votre situation à ces 12 mesures et on vous dit par quoi commencer. Un technicien de La Réunion vous répond, du lundi au samedi.

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